Thierry Mugler

Thierry Mugler entre Folie et plaisir…

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Les femmes de Thierry sont carrossées comme des bolides. S’il partage avec Montana le goût des épaules cathédrales et les tailles de guêpes, Mugler se plaît à souligner l’ensemble du corps, mettant ainsi en valeur les rondeurs féminines. Selon lui, c’est le plus bel hommage qu’il peut leur rendre. Avec sa première griffe Café de Paris en 1973, l’ex-danseur de l’Opéra du Rhin improvisé styliste anonyme pour la boutique Gudule, rend déjà les femmes sexy et les moule dans du noir.

Thierry mugler, admirateur invétéré d’Ava Gardner, de Cyd Charisse et de Rita Hayworth, amorce le retour du glamour décrié par les féministes. En 1975, il monte sa maison rue d’Hauteville. Homme de la nuit, son premier défilé provocateur est un show étourdissant.

Il créé comme il vit : folie, plaisir sont les mots moteurs de ses créations, des collections spéciales.

Thierry Mugler présente, sur fonds de Wagner ou de Strauss, des sirènes interplanétaires vêtues de toges en or, de combinaisons zippées, de tailleurs drapés, de pantalons de toréadors, de soutiens-gorge à balconnets et de robes en lamé ou en argent avec des ailes sur les épaules. Le petit milieu de la mode si fermé, si calfeutré s’ouvre grâce à lui.

Pour fêter les dix ans de la maison, il présente sa collection d’hiver au Zénith de Paris. Elle est ouverte pour la première fois au public : 4 000 spectateurs qui ont payé leur place comme pour un concert de rock sont là aux côtés de 2 000 professionnels invités. Plus de 50 mannequins, dont Claudia Schiffer et Jerry Hall (icône du parfum Angel), présentent sur ce podium géant 350 modèles placés sous le signe du liturgique et du divin. Leurs noms sont assez évocateurs : « Aubes du futur », « Onctueuse construction », « Perle baroque »…

Thierry Mugler créé une femme irréelle, fantasmée dont chacun veut trouver la vérité, une femme magnifiée en vinyle noir et à la démarche chaloupée dans un cabaret imaginaire vouée au luxe. Amoureux des femmes, il les a toutes à ses pieds et elles défilent pour lui : Sharon Stone, Diana Ross, Ivana Trump, Veruschka, Dee Lite.

Véritable anatomiste, Thierry Mugler se plie à la moindre courbure féminine pour réaliser une espèce de chef d’œuvre vivant : une silhouette découpée, subtilement caricaturée de la femme idéale, portant un tailleur noir à basques caréné de métal.

Propriété du groupe Clarins, avec la sortie de ses deux parfums emblématiques, Angel pour femme et Amen pour homme, la maison Mugler ferme son pôle couture en 2003, cédé à Balmain. Dramaturge inné, il poursuit sa quête de l’absolue beauté en créant des costumes du Cirque du Soleil. Son nom essaie de survivre à travers les créations de Nicola Formichetti, nouveau directeur artistique et auteur de certaines des tenues étranges de Lady Gaga.

La collection de sac Thierry Mugler est une licence qui s’entend à rester fidèle aux inspirations du créateur.

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